mardi 29 septembre 2015

Chasse au trésor

Ce week end, seule avec les deux enfants, il m'a fallu trouver de quoi occuper mon Schtroumpf (nouveau surnom de La Tornade qui se calme un peu). J'avais une petite idée en tête donnée par la lecture de plusieurs articles de blogs sur le sujet, mais je n'osais pas trop me lancer surtout seule avec les deux...

Le géocaching.

Qu'est-ce donc que de truc ? Et bien c'est une chasse au trésor à grande échelle.

Des gens (merci à eux !) cachent des boites dans lesquelles ont trouve un cahier pour écrire son nom (le log) et, parfois, un ou plusieurs objets. On peut prendre un objet si on en met un en échange de valeur au moins équivalente. Et ensuite, on remet la boite à sa place, dans sa cache.
Les caches sont situées près de lieux remarquables : un lavoir, un château, des ruines, une ballade sympa... C'est ce qui rend l'aventure intéressante.

J'aurai voulu attendre un moment avec L'Homme pour me lancer, mais l'aventure me tentait vraiment et il était toujours absent... Alors j'ai tenté le coup. J'ai préparé le Schtroumpf en lui annonçant à l'avance qu'on partait à la chasse au trésor et qu'il fallait prévoir des trésors à mettre dans les boites pour pouvoir prendre quelque chose. Nous avons donc trouvé des objets petits qui pouvaient aller. J'ai fourni pour cette première chasse : un dé à 6 faces, bleu foncé un peu transparent et une bague en fil de fer bronze assez grosse (que je mets jamais, trop grosse...). J'avais repéré deux caches dans un rayon d'1km autour de chez nous. J'ai installé la Schtroumpfette (nouveau surnom de Cosette ^^) dans le mei-tai (porte bébé chinois) sur mon dos. Et j'ai activé mon GPS.

Premier essai avec Waze en guise de GPS. J'ai choisi celle qui semblait être la plus simple des deux caches (d'après les logs - commentaires) et nous sommes partis. La marche a été un peu longue pour le Schtroumpf mais nous sommes enfin arrivés à destination. Il s'agissait d'un kiosque à musique dans un parc. L'indice était clair, il n'y avait qu'un endroit possible où chercher. On s'est donc éloigné du kiosque (où une chorale se préparait) et on a trouvé la cache.
Notre première cache trouvée !
Sur les photos des logs, j'avais vu des petites voitures dans la boite mais il n'y en avait plus... dommage... Du coup, nous avons posé le Dé et Le Schtroumpf a choisi une petite toupie en plastique (je sens qu'elle finira dans une prochaine cache :P)

Nous avons fait une petite pose au parc à côté de la cache mais j'avais bien dit au Schtroumpf qu'il y avait un autre trésor à trouver quand il serait prêt à repartir... Et ça n'a pas traîné.

Nous avons donc repris la route, à pied toujours. Avec googlemaps, cette fois. C'est long, tout ça, pour un petit bout de pas encore trois ans. Il commençait à en avoir marre quand nous sommes arrivés sur les lieux. Cette fois-ci, c'était près de dolmens. Je connaissais l'endroit pour y être déjà passé une fois mais c'était tout.

J'ai commencé à chercher avec le Schtroumpf autour des pierres puis je me suis rendue compte que le point indiqué (que ça soit sur le site ou sur mon gps) ne correspondait pas exactement aux Dolmens mais à un petit coin de l'espace où ils étaient situés. J'ai donc commencé à comprendre comment ça fonctionnait : ce n'est pas dans ou sur ou collè à que sont les caches mais quelque part dans le coin. Il est donc très important de se fier aux coordonnées GPS.
Après 10 bonnes minutes de recherches, alors que le Schtroumpf jouait sur les cailloux, j'ai fait un dernier passage (penchée vers le sol avec la Schtroumpfette sur le dos, je commençais à fatiguer) avant d'abandonner... Et j'ai trouvé !
En partie enterrée, derrière un arbre, dans de la terre humide... Heureusement que le dessus de la boite était d'un bleu tout sauf naturel en pleine nature...

Cette fois, la boite était très petite donc elle ne contenait pas grand chose mais le Schtroumpf a tenu a prendre quelque chose quand même. J'ai donc déposé ma bague contre un monstre tout abîmé (que j'ai presque réussi à nettoyer en rentrant mais pas génial non plus)...

Le retour vers la maison a été plus compliqué, le Schtroumpf ne voulait plus marcher et pleurait pour être porté. Moi-même, j'étais fatiguée donc peu patiente... Mais une fois arrivés à la maison, ça a été mieux et le Schtroumpf garde un bon souvenir de cette chasse aux trésors.

Le lendemain, nous retrouvions L'Homme en Picardie pour déjeuner avant de rentrer. J'ai repéré une cache près du restaurant, nous y sommes allés, nous avons cherché et.... nous n'avons rien trouvé. J'étais déçue ! Moi qui voulait montrer à L'Homme comment c'était trop bien... Zut et Zut...

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés deux fois. Une fois en vain (de nouveau...) et l'autre fois nous avons trouvé une boite accrochée dans un buisson ! Encore plus petite, cette boite ci, nous avons signé et laissé un petit drapeau détaché de mon porte clé mais sans rien prendre.

Maintenant, j'ai envie d'aller chercher les autres caches près de chez moi !

mardi 8 septembre 2015

Casse-tête

Il est tombé.

Un canapé, deux enfants tous fous, des coussins, une table basse.
Il a basculé.
Je l'ai vu comme au ralenti partir en arrière.
Je ne me suis pas levée assez vite.
Quand je l'ai pris dans mes bras, il n'était pas encore sur le sol mais avait déjà percuté le rebord de la table basse...

Larmes, cris. Normal.
Tout va bien, je suis là.
Je passe ma main derrière sa tête pour sentir la bosse.
Mes doigts ressortent de ses cheveux... ensanglantés.

Il pleure toujours. Bien sûr.
La maman de l'autre enfant rassure sa fille.
J'essaie de rester calme.
Ca saigne toujours.

Je le mets nu.
La chemise est tachée de rouge. Impressionnant.
Le pantalon est déjà rouge, ça se voit moins.
Direction la baignoire.

Il ne me laisse pas toucher.
Il ne me laisse pas mettre d'eau pour nettoyer.
Il recule, se retourne, pleure.
Finalement, j'arrive à bouger une mèche de cheveux.

Ce n'est pas dans mes capacités.
Je rhabille mon fils de vêtements propres.
J'embrasse ma copine.
Je rassure sa fille.
Mon fils la mord... Ok...
Je laisse ma fille à ma mère.

Direction les urgences.

Il pleut.
Je n'ai pas pris sa veste.
J'ai des sandales.
Le parking est loin de l'entrée.
Je me mets sur mon dos et je cours sous la pluie.
16kg...

Devant la vitre, j'explique la situation.
Je n'ai pas son carnet de santé.
Ni sa carte d'identité.
Ni le livret de famille.
Peu importe vu qu'il est sur ma carte vitale.
Ah.

Je remplis le questionnaire.
Il semble aller mieux.
Ca ne saigne plus.
Il est dans un endroit nouveau avec maman.
Super !

On s'assoit.
Je trouve un livre pour un peu plus grands.
Je lui lis.
Je lui relis.
Je lui relis encore.
Je le range.

Il court partout.
Il crie un peu.
Il trouve des meubles pour enfants.
Il les déplace un par un.
Puis les remets en place.

Je trouve des puzzle.
Cinq puzzle mélangés et incomplets.
Nous les faisons.
Nous les rangeons.
Un nouveau livre pour son âge.
Je le lis.
Deux fois.

Il court.
Il crie.
Les gens passent.
Pas nous.

Ca fait une heure, il me fatigue.
Je fais remarquer qu'il est à la limite de sa patience.
On m'annonce qu'on va bientôt nous mettre "en salle".

On attend.
Je le porte de long en large.
Il continue à déménager les meubles.
Il court partout.
Il y a des goutelettes de sang sur sa chemise.
Ça valait le coup d'en changer, tiens...

Je regarde la télé.
Pas lui.
Pour une fois...

Enfin on peut entrer.

La salle d'examen.
Un lit.
Un lavabo.
Deux meubles blindés de matériel.
Un tabouret.

On nous laisse là.
Une demi heure.
Il est excité.
Il est coincé sur le lit.
Il voudrait fouiller les armoires.
Et tester tous les boutons.

Je vole un gant en plastique.
On joue avec.

Une infirmière arrive.
Elle veut voir.
Elle fouille dans ses cheveux.
Il ne se laisse pas faire.
Il râle.
Elle fini par voir.

Bon, on n'est pas venus pour rien.
Le verdict tombe :
Ca sera une agraphe.

Le médecin arrive.
Je prépare le biberon de consollation.
L'infirmière et moi le plaquons sur le lit.
La médecin pose son outil blanc sur sa tête.
Je ferme les yeux.

Clac.

Il chouine.
Il ne pleure pas.
C'est fini.
Il prend son biberon.
Il est calme.

Elle me prépare l'ordonnance.
Doliprane.
Retrait dans huit jours.
Fiche de surveillance du traumatisme cranien.

On repart.

Il pleut toujours.
Plus encore.
Il n'a toujours pas de pull.
Je suis toujours en talons.
Cette fois, ça monte...
Mais c'est toujours loin.

Ma carte ne passe pas à la borne du parking.
Je le laisse dans la voiture, je cours pour payer.
Je reviens.
Il est calme.
On rentre.

Ca aura pris trois heures.

Il a fait sa première semaine d'école avec une agraphe dans le crâne.

jeudi 9 juillet 2015

La DME, pour le bonheur de tous !

DME pour Diversification (alimentaire) Menée par l'Enfant.

Voilà, le thème de l'article est posé, on va parler bouffe. Mais pas n'importe laquelle, on va parler de ce que mange Cosette, bébé de 7 mois et demi.
Ce qui ne savent pas ce que je vous réservent se pose la question, là. Le repas d'un bébé de 7 mois ? Bah ce sont des purées, qu'est-ce qu'elle veut ajouter à ça ? Elle va nous vendre sa super machine à purée ?

Et bien non.
Cosette ne mange pas de purée. D'ailleurs, je ne mets rien dans la bouche de Cosette.
Elle se débrouille toute seule.

La DME s'appuie sur des éléments biologique : quand un enfant a la capacité physique d'attraper un aliment d'une certaine taille, ses capacités en mastication et en déglutition lui permettent de l'avaler sans danger. De plus, le corps du bébé est doté d'un réflex vomitif puissant puis lui permet, seul, de dégager, le cas échéant, un aliment coincé.
Par conséquent, il suffit de proposer à l'enfant des aliments assez gros pour qu'il les attrape et cuits convenablement (légumes à la vapeur, fruits frais...) et de le regarder faire.

N'oublions pas qu'à cet âge, l’alimentation solide n'apporte rien, nutritivement, à l'enfant. Il découvre les gouts et les textures mais s'il s'est contenté de prendre un tout petit bout de courgette, cela ne pose aucun problème, son apport nutritif se fait par le lait.

Donner des morceaux à un petit bébé, cela fait peur à beaucoup (à commencer, malheureusement par ma nounou et mes parents...). Les règles de sécurité sont simples : il faut que l'enfant soit assis (pas couché dans son transat) et les épaules libres (pas coincé par un harnais) pour que le réflexe de désobstruction puisse être efficace si c'est nécessaire. Et c'est tout.
Il ne faut rien mettre de force dans la bouche de l'enfant, il ne faut pas non plus intervenir quand on le voit tousser (bon, sauf s'il devient bleu...) et éviter de mettre la main dans la bouche pour ressortir un morceau (sauf si c'est collé au palais, ça veut alors dire que l'enfant n'est pas encore prêt pour cet aliment car il n'arrive pas à s'en défaire, mais en général il arrive à cracher ce qui le gène ou coince).

On suit les consignes de diversification concernant l'ordre d'introduction, par contre, pas question de donner à l'enfant un morceau de votre boeuf bourguignon à 7 mois !

Ici, j'ai commencé un peu avant les 6 mois de Cosette, mais en douceur, un jour ou deux par semaine, quand j'étais motivée... Des bâtonnets de carotte cuits à la vapeur. Puis j'ai essayé les fleurs de brocolis et de chou fleur. Et en ce moment, elle est pas mal sur les courgettes en rondelles. Question fruits, elle a gouté du melon (en bâtonnets), de la pèche (en quartiers), de la cerise (coupée en deux), de l'abricot (en lamelle), de la tomate cerise (coupée en deux), des pommes (en lamelles)... Et j'en oublie surement.

Au début, donc, Cosette avait des bâtonnets de carotte. Elle mâchouillait la partie hors de son poing et le tout finissait par terre (surtout quand le morceau était trop petit pour sortir de son poing. Aujourd'hui, elle attrape des morceaux de courgette ou de pêche qu'elle a déjà "coupés" avec une prise qui se rapproche de la pince (pouce / index) et arrive à les remettre dans sa bouche. Le développement de la dextérité fine est impressionnant.
Ajouté à ça, elle prend un plaisir de fou à manger seule !

Le vrai gros défaut de cette méthode, c'est la propreté... ou plutôt, la saleté ! Quand l'enfant a fini de manger, c'est un carnage : ses vêtements (même s'il a un bavoir) peuvent aller au lavage, il faut passer la chaise haute au karsher, laver le sol et mettre bébé au bain... Cosette en ressort avec les avants bras tous collants et des morceaux de courgettes jusque dans les sourcils.

Mais quel bonheur de la voir découvrir les aliments, se concentrer pour attraper un morceau qui glisse et se le mettre dans la bouche avec un énorme sourire et les yeux qui pétillent !

Un autre avantage non négligeable, c'est que le parent peut manger chaud !
Personnelement, je ne m'occupe pas vraiment de Cosette quand elle mange. Je lui donne petit à petit (parce que sinon, elle a tendance à tout mettre dans sa main et à ne plus réussir à s'en débrouiller) donc je guette l'avancement de son repas, mais c'est tout. Je n'interviens pas, je peux manger, aider La Tornade (qui lui, demande parfois à être nourri à la cuiller...), discuter avec L'Homme...

Quelques pistes pour en savoir plus :
http://www.diversificationalimentaire.com
 http://bebemangeseul.com

Bonnes découvertes et bon appétit !

lundi 6 juillet 2015

Busy Bags, arme secrète pour enfant calme

En février dernier, nous avions un repas de famille au restaurant avec tout la famille. Je connaissais le resto et je le savais assez peu adapté pour La Tornade question activités. J'ai donc mis dans mon sac (enfin, dans le sien) le cahier à dessins offert par sa grand mère à noël et un paquet de feutres effaçables à l'eau... Et je suis passée pour superwoman. Mon fils a dessiné tranquillement dans un coin (accompagné de l'un ou l'autre des convives, ravis de le voir si calme et de pouvoir passer du temps avec lui) pendant que je profitais du repas (en allaitant, mais ça, c'est une autre histoire...).

Peu de temps après, je me suis inscrite sur Pinterest (waow !), d'abord pour trouver des idées coutures mais rapidement pour trouver des idées d'activités Montessori à mettre en place à la maison.

Et là, j'ai découvert les busy bags.

Je ne connais pas de traduction française qui convienne, à la fois aussi précis et aussi simple à dire (parce que "sac d'occupation", ça parle pas vraiment...) donc mes recherches m'ont principalement dirigée vers des sites et blogs en anglais mais les images sont très parlantes donc ça ne pose pas de soucis.

Qu'est-ce qu'un Busy Bag ?
C'est un jeu ou un activité pour enfant plus ou moins faite maison (pas forcément) conditionnée dans un petit sac (type ziplock) facilement transportable.

A quoi sert un Busy Bag ?
Le principe, c'est d'en avoir quelques uns de prêts à la maison et d'en mettre un ou deux dans son sac à main quand on va au restaurant, chez les médecin, prendre le train...
Cela permet d'avoir sous la main une activité pour canaliser l'enfant dans toute situation nécessitant d'être calme et posé.

Mon tableau Pinterest sur les busy bags n'est pas très chargé, mais il renvoie vers des articles qui lient de nombreux articles d'autres blogs. Des inventaires d'idées, quoi.

Allez, je vous fais un petit photoshoot en plein cagnard (parce qu'à l'interrieur, je vis volets fermés, dans le noir) rien que pour vous et je vous montre ce que ça donne.

1/ Le Button Snake
Le button snake
Le serpent bouton, littéralement, est archi facile à faire. L'idée vient de ce site.
J'ai profité d'un passage au magasin de tissus pour faire choisir à La Tornade 4 morceaux de feutrine épaisse. J'ai découpé 4 carrés dans chacun et une fente dans chaque carré au cutter. Puis j'ai choisi un ruban dans mes stocks, j'ai fait un ourlet de chaque côté et cousu un gros bouton à une extrémité. C'est tout.
L'activité est assez difficile pour La Tornade (2 ans et demi). Il a du mal à la faire seul, il demande qu'on tienne le morceau de feutrine ou le bouton ce qui lui libère une main pour mieux manipuler le passage compliqué de la boutonnière.

2/ Séquence en légo

J'ai commencé en proposant à La Tornade, dans son étagère Montessori une activité de séquence en 2D avec les duplo. Ca ressemble à ça. Mais la 2D, c'était un peu compliqué pour La Tornade alors j'ai modifié pour commencer par une dimension et avec moins de pièce (4 au lieu de 6). Ca donne ça :

Séquences en Duplo
 Le principe est archi simple : reproduire le modèle avec les cubes. Mais en vrai, ça lui demande beaucoup de concentration et d'attention. Je fais cette activité en utilisant l'auto-correction, c'est lui qui vérifie s'il a bien fait ou pas.
Pour les modèles, j'ai pris ses feutres et j'ai dessiné toutes les possibilités, j'ai plastifié et découpé et voilà.

3/ La pèche à la ligne
Pèche à la ligne aimantés
 Là, rien de plus simple, j'ai recyclé un jeu qu'il avait déjà offert par sa grand mère. Il adore ce jeu. Le Busy Bag est dans son étagère montessori en ce moment, j'ai beau le ranger dans le sac à busy bags, La Tornade le ressort et le range avec ses activités...

 4/ La tirelire pompom
Tirelire
 Ce contenant est le plus gros que je peux mettre dans un ziplock. Ma tirelire avec jetons est trop grosses... Vous avez reconnu la boite recyclée ? Ca n'est pas génial, d'ailleurs, le plastique est trop dur et quand on coupe le trou au cutter, ça casse à chaque fois.
Peut être avec un petit trou pour des contons tige ou avec une fente pour des pièces (vraies ou fausses).

5/ Chaussure à lacer

Je cherchais des cartes à lacer mais j'ai trouvé encore mieux sur brindilles.fr
La chaussure à lacer ! Elle est bien faite parce qu'elle est composée de deux pièces en bois. On peut donc commencer l'entrainement sur une seule pièce puis lacer les deux ensemble.

6/ Collier de perle

Attention au vent !
Le busy bag à très bas prix qui plait à tous les enfants ! Des pailles de couleurs différentes (ici, il y a 8 pailles, 2 de chaque couleur) et un ou deux lacets. On découpe les pailles en morceaux de 1cm et c'est tout. J'ai sorti ce busy bag chez des amis, les enfants de 6 et 8 ans se sont précipité dessus ! La Tornade commence par tout renverser et comme c'est léger, ça vole un peu dans tous les sens. Mais sinon, il aime bien. Et puis, si on perd une perle, c'est pas bien grave, quoi...

7/ Ardoise magique

Du dessin, encore et encore...
Le Busy Bag à 2€... littéralement puisque j'ai trouvé cette mini ardoise sur un site de ventes privées pour 2€ ! Ce n'est pas de la super qualité, mais c'est une activité qui peut se faire vraiment n'importe où, même (surtout ?) sans table donc idéal pour la voiture !

8/ Premier contact avec l'alphabet

La route des lettres
  Il existe de nombreuses idées de Busy Bags qui tournent autours de l'apprentissage des lettres et de la lecture, mais La Tornade est encore trop petit pour ça. Mais j'ai trouvé que cette activité là était faisable pour lui. Les lettres de l'alphabet sont dans l'ordre, dans un petit cahier et il fait rouler sa voiture dessus. Pour l'instant, je le laisse faire librement, plus tard, on discuter d'ordre, de nom de la lettre, de mots commençant par ces sons... Plus tard.

9/ Petits puzzles

Trois pièces par puzzle
Nous avons plusieurs puzzle (6, je crois) de trois pièces chacun. Tout est mélangé. Pour l'instant, je guide La Tornade. Je lui demande de trouver les pièces de tel ou tel animal et ensuite de refaire l'animal. La pièce centrale lui pose problème... Preuve que ce busy bag va surement durer quelques temps...
Je ne retrouve plus le site où j'ai téléchargé les images. Si vous les retrouvez, merci de me l'indiquer en commentaire pour que je les ajoute.

 10/ Le Memory

Avec les animaux
 Ici, pas besoin de jouer au mémory en cachant les cartes si l'enfant est encore trop jeune. On peut se contenter de faire des paires, de nommer et/ou décrire ce qu'on voit sur les images...
Nous avons la chance d'avoir une cousine artiste. Le jeu est fait par elle, je le trouve magnifique. Merci Manoushka.

11/ Tri par couleur

36 cartes à répartir sur 3 couleurs
 Un grand classique du genre, le tri. Les zones de couleurs sont faites à partir de pochettes cartonnées ou d'intercalaires et les cartes sont gratuitement téléchargeables ici. La Tornade a refait le jeu plusieurs fois quand je le lui ai présenté et ça lui plait bien. Par contre, j'ai coupé mes zones un peu trop grandes (pour mon ziplok), je vais réduire.

12/ Coloriage

Les feutres de voyages, un peu petits, mais ça prend pas de place !
Il existe de nombreux coloriages à imprimer sur internet. Pour l'instant, j'ai pris trois séries différentes et quand tout aura été utilisé, j'en trouverai d'autres. Ca permet aussi d'occuper plusieurs enfants en même temps. Et puis, c'est un indémodable, le coloriage...


Voilà pour l'instant (et c'est déjà pas mal) et j'ai encore plein d'idées en tête. Mais nombreux busy bags sont pour les enfants qui commencent à lire et compter... donc La Tornade est un peu jeune. Quoi qu'il en soit, le net est une source inépuisable d'idées !

Amusez vous bien. Et savourez le calme !

lundi 29 juin 2015

Week end marathon.... avec saut d'obstacles !

Ce week-end, c'était le mariage d'une amie de bac à sable. J'étais en maternelle avec sa sœur ainée, autant dire que j'ai connu la mariée avant qu'elle ne sache marcher...

Mais ce mariage avait lieu à Carpentras !

Pour mémoire, nous sommes en région parisienne...
Nous partions donc à 7 : mes parents, mon frère, les enfants et nous.
Mon père ayant eu 60 ans deux jours avant, nous avions deux cartes de réductions : la Sérior + et l'Enfant + (de La Tornade) donc nos billets étaient réduits. De plus, je les avais réservés dans la semaine de la mise en vente donc on n'avait pas payé trop cher.
Je m'étais aussi occupée du logement, longtemps à l'avance, j'avais trouvé une chambre d'hôte tout près du lieu de la fête qui n'était pas sur la liste des mariés (je fais ça à chaque fois ^^) pour nous 7.

Le plan initial était :
Départ samedi matin 10h37 de Gare de Lyon direction Avignon TGV (pique nique dans le train).
Location de voitures (2 voitures !) à la gare.
Passage dans la chambre d'hôte pour douches, habillage...
Eglise à 16h, Vin d'honneur à 18h30.
Brunch le lendemain à 11h.
Train de retour à 15h42 après avoir rendu les voitures.

Le réalité fut légèrement différente...

Samedi matin, donc, réveil à l'aube (était-je stressée ? j'étais réveillée à 6h, avant le réveil, avant les enfants...). Nous étions chez mes parents pour partir ensemble. Les enfants se réveillent, on les habille, je récupère le linge et les doudous à mettre dans la valise, je referme la valise. Parfait.
Mes parents font leurs valises et mon père prépare sa mallette (détail important de l'histoire). Il me semblait que c'était sa mallette de travail, du coup, je demande s'il en a vraiment besoin et il me répond qu'il y a sa vie dedans... du coup, il la met dans la valise. Ca s'est fait.

Départ (une bonne demi heure en avance sur le planning... ma mère est autant une stressée que moi...). Pas de place gratuites près de la station de RER, mais le forfait payant coûte 6€/jour, gratuit le dimanche, on se met là. Mon père, lui, part chercher une place loin. On veut le prévenir de ce qu'on a trouvé, mais il a déposé ma mère avec la valise et son téléphone est dans sa mallette qui est... dans la valise. On l'attend... On l'attend... Il fini par arriver.

Que je vous parle de cette station de RER, c'est tellement drôle. Il y a un bel ascenseur pour rejoindre les voies depuis le sous-sol. Un ascenseur accessible après avoir validé le tiquet et avoir passé un portillon rapidement (avec la poussette et un enfant à pied, vous imaginez bien que la porte s'est refermée sur moi...). Mais pour rejoindre le dit sous sol... que des escaliers ! Même pas un escalator !

Petit aparté : bien sûr, il eut été plus simple d'aller à la Gare de Lyon en voiture plutôt que de se taper les transports en commun avec un bébé en poussette, un enfant en bas âge et deux grosses valises... Mais cette semaine les rues parisiennes sont un peu compliquées à gérer, on ne sait pas combien de temps de retard on peut avoir avec les soucis qui opposent les Taxi et Uber Pop... Du coup, le RER nous a semblé la meilleure solution.

On arrive gare de Lyon. En avance, bien sûr. On trouve le bon hall, on doit attendre. Et là, je me dis : c'est un grand espace, on doit poireauter une bonne grosse demi heure, on sera coincé dans le train pendant 3h après... laissons courir La Tornade. Bien sûr, il a adoré l'idée de courir partout. Bien sûr, ma mère trouvait qu'il y avait quand même beaucoup de monde et aurait été rassurée qu'il tienne en place. Bien sûr, L'Homme le surveillait de très loin. Bien sûr, tout s'est très bien passé (pour de vrai, cette fois).

Sauf que...

20 minutes avant le départ du train, le quai n'était toujours pas indiqué. A partir de ce moment là, il y avait une annonce toutes les deux minutes, environ, pour dire que le quai serait indiqué "dès que possible"... et ce pendant presque 20 minutes...
Alors bien sûr, le train n'est pas parti à l'heure, mais on avait un peu de marge, alors c'était pas trop grave.

Le voyage en train s'est très bien passé. Je vous parlerai dans un prochain article des busy bags (idée trouvée sur Pinterest) qui sont vraiment un truc génial et qui, en plus, te font passer pour une super maman ce qui n'est pas désagréable ^^

Arrivée à Avignon.
On avait l'impression d'avoir changé de pays ! La canicule !
On était prévus, on savait qu'ils annonçaient 36°... Mais le voir sur le papier et le sentir sur sa peau, ça change tout.

Je me suis, encore, sentie "maman magique" quand La Tornade a posé les mains sur la tête en disant qu'il faisait chaud et que j'ai aussitôt dégainé le chapeau (qu'il a gardé, en plus !).

Direction l'agence de loc.
Et c'est là que ça dérape.

Tout le monde loue chez Avis, tenez le vous pour dit.
Bah oui, il y a des tarifs avantageux en partenariat avec la SNCF si on a la carte sénior.
Mais quand je dis tout le monde... il a fallu une heure pour atteindre le guichet... 1h à faire la queue et à jouer en plein cagnard avec La Tornade. Entre 13h30 et 14h30, les heures idéales, bien sûr.

On est enfin servis et là...
"Ah, j'ai bien votre réservation mais c'est une réservation à Aix en Provence, ça"
Regards interloqués. Vérifications auprès des mails et sms de confirmation.
Ok, Aix et Avignon, ça commence par la même lettre, mon père s'est planté en faisant la résa.

On fait quoi, maintenant ?

Ca fait une heure que Cosette et La Tornade sont dehors en pleine chaleur (parce que bon, Cosette est à l'ombre, quand même), notre "marge" est bien rognée, la douche n'est plus une option... Et on n'a pas de voiture...

Avis est en surbooking, les autres agences n'ont plus de voitures...

Mon père et L'Homme (les deux conducteurs enregistrés sur les voitures) vont prendre un train pour Aix (prévoir 25 min de train puis 1h de voiture en ajoutant le temps pour récupérer la voiture) et les autres partent en taxi vers la chambre d'hôte.
Sauf que le taxi ne veut pas que je prenne La Tornade sur mes genoux... Du coup, mon frère ne peut pas monter dans la voiture... il prendra le train avec les autres.

Ma mère sort la mallette de mon père pour qu'il la garde avec lui. Elle contient ses sous, ses papiers...
Et là, il se passe un terrible cafouillage : mon père prend ce dont il estime avoir besoin et laisse la mallette pour qu'on l’emmène avec nous... Mais ne nous le dit pas... Personne, donc, ne se rend compte qu'elle reste sur le côté de l'air d'attente du taxi. Ah ah !

Nous prenons donc le taxi vers la chambre d'hôte. On arrive là-bas à 15h15, les enfants dorment, on sait qu'on ne sera pas à l'heure mais on se dit qu'il ne peut rien nous arriver de plus (on ne sait pas encore pour la mallette, hein ^^).

Nous logions au Bastide Saint Agnès

Et là, notre hôte nous annonce avoir eu un bug lors des réservations et l'une de nos chambres est louée deux fois... Oups... Mais elle a une solution de rechange (elle en a deux, même, la deuxième étant de nous envoyer dans une autre chambre d'hôte prévenue de l'éventualité) : elle nous propose le gite pour 4 et une chambre. Pour moi, c'est même mieux : La Tornade dormira dans la grande salle du gite avec mes parents qui, du coup, ont nettement plus de place et pas dans l'une des chambres (et surtout, pas dans la notre). Nous, nous gardons Cosette...
Au final, la gérante nous offrira une chambre en dédommagement.
Mes vacances sont en cours d'organisation mais je pense qu'on y retournera parce qu'elle a été vraiment charmante et nous n'avons pas eu le temps de profiter de la piscine !

Nous nous installons donc. Ma mère prend la gestion de La Tornade tandis que je m'occupe de Cosette. Douches, habillage, maquillage... Nous sommes tous prêts et le taxi (un autre) nous attend pour aller à l'église. Il est 16h20, nous ne sommes pas si en retard que ça...

Je dois avouer que j'ai manqué mon moment préféré : l'entrée de mariés. Mais bon, vu comme La Tornade a trouvé la résonance du lieu amusante, heureusement qu'on a manqué une demi heure de messe... (Ma mère et moi nous sommes alternées pour le faire jouer dehors...). Mais bon, c'était beaucoup lui demander de rester une heure assis et calme sur un banc après les 3h de train...

La mariée portant une robe courte à larges bretelles, très décolletée dans le dos avec un châle en voile et des chaussures grises à paillettes. Le chignon était très beau. Elle était superbe.
Beaucoup des invités étaient en chemise longue avec veste... j'étais bien contente d'être une nana en robe courte... 36° pour ceux qui ont oublié...

Bien que pas très fan des églises, j'ai été déçue d'avoir loupée l'homélie. On est arrivés à la fin et le prêtre a fait, semble-t-il tout une parabole entre ce qu'il y a dans un sac à dos de scout et la vie des futurs mariés. Après le sacrement du mariage et une eucharistie, les mariés sont sortis et ont été accueillis avec des bulles (La Tornade était ravi de faire des bulles et de courir après).

Pendant ce temps, les hommes sont arrivés à Aix, ont récupéré les voitures, ont payé un surplus pour pouvoir les rendre à Avignon TGV (parce que bon...), ont du aller à une autre agence pour récupérer le siège auto parce qu'il n'y en avait plus à Aix Gare, et sont remontés jusqu'à Carpentras. Ils finissaient de se mettre en costume quand les mariés signaient le registre. Mon père se rendait alors compte qu'il ne trouvait pas sa mallette...

Ils nous ont rejoints à l'église juste au bon moment pour partir sur le lieu de la soirée. Ils ne sont même pas descendus de voiture, nous étions les derniers à partir. Nous sommes allés sur les lieux de la soirée pendant que mes parents passaient dans une pharmacie (parce que mon père avait, dans sa mallette des médicaments qu'il doit prendre tous les jours). Et là, ça aide d'être pharmacien pour avoir des médocs chers sans ordonnance...

La soirée était très sympa et très champêtre. Nous étions dans une haut lieu du scoutisme à Carpentras (dois-je préciser que la mariée travaille pour les Scout de France ?), en plein air, donc. Le menu était écrit sur une grande ardoise à l'entrée de la tente, les décorations étaient à base de fanions de couleurs (des fanions sur les tables avec les prénoms des gens y mangeant). Un petit photomaton en polaroïde était à notre disposition, le photographe était un proche des mariés, pas de nom de table, pas de plan de table placés. Une vin d'honneur de type "entrée apéritive", un méchoui pour le plat (qui nous a fait de l'oeil pendant tout l'apéro puisqu'il tournait sur sa broche à côté de nous), un plateau de fromage et un trio de dessert. Très simple et très bon à la fois.
Les moustiques aussi ont fait bombance, d'ailleurs... Je crois que j'ai entre 10 et 15 piqures...

Par contre, la marié a un eu sous estimé la chaleur et sur estimé sa résistance au jeûne (et au stress ?). Pas assez d'eau ni d'apéro pendant les photos... Elle a du s'étendre dans l'herbe à un moment. Heureusement, elle a repris des couleurs et est revenue parmi nous. Elle a mangé, bu du coca et du jus de pomme et c'était reparti.

Le must du must, pour moi, c'était quand même les deux compagnons qui ont géré les enfants ! Ils leur ont couru après, ils ont joué avec eux, ils les ont fait manger, ils les ont fait jouer encore... Nous n'avons presque pas vu La Tornade. Un bonheur.
Cosette, par contre, n'a pas vraiment voulu dormir. Elle a fait une petite sieste pendant le vin d'honneur après avoir été quelques minutes dans le sling (porte bébé sur la hanche), mais c'est tout...

Quant aux animations :
- un questionnaire sur la marié (où les réponses formaient son prénom et celui de son mari)
- une vidéo de la mariée où je reconnais l'école maternelle, les filles (la mariée, sa jumelle et leur aimée) à moins de 6 ans, où je cherche mon frère, aussi...
- un jeu où les convives se lèvent selon certains critères et où les mariés doivent deviner ce critère (ça a été fait à notre mariage, aussi ^^)
- une vidéo où les copains du mariés se mettent en scène pour chanter une chanson de Brassens

Mes parents sont rentrés se coucher avec La Tornade (c'était ça de moins à gérer pour nous ^^) qui, semble-t-il, s'est endormi sans demander son reste. D'un autre côté, à 23h sans avoir fait de sieste et en ayant couru partout... voilà, quoi.

Puis l'ouverture du bal.
A ce moment là, Cosette est dans le mei-tai (porte bébé asiatique), sur mon dos... Elle ne dort pas. J'ai envie de danser... Je danse !
C'était la première fois que je bougeais autant avec elle sur le dos. En talon, je dois avouer qu'il était difficile de gérer mon centre de gravité. La valse (La Valse à Mille Temps, parce que sinon c'est trop simple) était sportive. Les rock aussi (surtout que L'Homme avait décidé de nous faire tourner dans tous les sens). Par contre, le Madison, ça a été très sympa. Mais le son était quand même fort, sur la piste de danse...

Après deux ou trois tentatives de coucher ratés, L'Homme et moi étions fatigués, nous sommes rentrés (avec mon frère, qui n'avait pas d'autre moyen de transport).
Cosette n'était malheureusement pas très motivée pour dormir, même au calme à 2h du matin... Elle avait pal ma souffert de la chaleur et avait besoin qu'on s'occupe un peu d'elle.

Et le lendemain, à 6h30, elle était réveillée...

Nous avions super bien dormi le peu de temps que nous avons dormi.
Le petit déj était succulent (confiture maison, yaourt maison, jus d'orange pressé, melon, fromage, oeuf coque...), notre hôte a même sorti des jeux pour La Tornade (et sécurisé la piscine).

A 11h, nous retrouvions la noce en pleine forme. La fête avait duré jusqu'à 4h du matin !
Et après un dernier moment très sympathique où La Tornade a pu courir partout (et se salir !), où Cosette a achevé de faire des risettes à tout le monde depuis le porte bébé dans mon dos, où nous avons pu papoter avec les amis et familles des mariés, nous avons repris la route de notre nord.
La Tornade ne voulait pas partir et l'a bien fait savoir à tout le monde...

Le retour des voitures a été un peu compliqué parce que les pompes à essence autours de la gare ne fonctionnaient pas (et que bon, entre 12€ à la pompe et payer un plein complet, le choix est vite fait).
Mais surtout, mon père a retrouvé sa mallette !!!
Elle avait été retrouvée à l'arrêt de taxi et déposé à l'agence de loc la plus proche. Ouf, ouf et re-ouf, dirons nous...

Le retour en train s'est globalement bien passé. A part une méga poussée dentaire de Cosette (j'ai vu la gencive sanguinolante parce que ça perçait...) traitée au doliprane + camilla et achevée par des aller-retour dans le wagon bar avec la petite sur le dos jusqu'à endormissement du bébé...
Quand, à l'arrivée, on a laché du leste et laissé La Tornade jouer un peu plus bruyamment, j'ai coupé court aux premiers soupirs et "chut" que j'ai entendus
"Hey ! La Tornade ! Tu as deux ans et demi, comporte toi comme un adulte, s'il te plait !"

Il y a même une dame qui nous a remercié d'avoir fait en sorte que ça se passe bien pour tout le monde (je vous reparlerai des busy bags, promis !) et nous a dit que nos enfants étaient adorables. Ca fait toujours plaisir.

Voilà pour ce week end épique que je me devais de vous raconter.
Finalement, ça s'est plutôt bien passé, non ?






mardi 26 mai 2015

Une journée un peu spéciale

Attention :
cet article n'est pas très drôle
et parle de maladie,
de doutes et d'angoisses.
Si vous être là pour vous détendre,
passez votre chemin.
 

Aujourd'hui Cosette a 6 mois alors j'ai envie de vous parler d'elle, de ses évolutions, de ses apprentissages, de ses sourires et de ses fous rires...
Mais aujourd'hui, un autre sujet a occupé ma journée. Un sujet moins amusant, un sujet nettement moins amusant. Mon épée de Damoclès personnelle.

Ca s'appelle Polykystose rénale.

Derrière ce nom étrange se cache une maladie héréditaire dominante (c'est à dire un risque sur deux de la transmettre) qui provoque à long terme une insuffisance rénale nécessitant un traitement pas dialyse et/ou une greffe de rein.
Une maladie très caractérielle : une fois la présence de kystes confirmée, on ne peut pas savoir quand ça évoluera. Déjà, il n'est pas certain que ça évolue, ça peut rester à vie dans cette situation de statu quo qui n'impacte pas mon quotidien. Ensuite, si ça évolue ça peut être vers 40 ans ou 50 ans ou 60 ans ou 70 ans ou ... On ne sait pas. Et rien ne permet de le prédire.

Une épée de Damoclès qui influe sur mon mode de vie depuis que je suis gamine.

Qui dit héréditaire, dit familiale. Il y avait une machine de dialyse chez mes grands parents et mon père a eu une greffe rénale quand j'étais ado. J'ai toujours été persuadée que j'étais atteinte mais l'apprendre "pour de vrai" m'a quand même pas mal ébranlée.

C'est bien parce que j'avais une vision très sombre de mon avenir que j'ai vécu plusieurs vies en même temps pendant une période (une entreprise, des études pas correspondance et un boulot de nuit... simultanément !). C'est aussi pour cette raison que j'ai longtemps clamé que je ne voulais pas d'enfants. J'y reviendrai.

C'est certainement à cause de cet avenir que je m'imagine être le mien que je suis totalement phobique des aiguilles. Les prises de sang sont de vraies épreuves pour moi et je n'ai jamais réussi à donner mon sang (bon, ok, je n'ai essayé qu'une fois) tellement je panique...

Je suis actuellement suivie par l'un des médecins qui gère les essais cliniques de médicaments en France pour la PKD (le petit nom de cette pathologie). Tant que je vais bien, je ne rentrerai pas dans un protocole mais en attendant, j'ai une surveillance régulière de ma fonction rénale. Et aujourd'hui, c'était l'examen de contrôle qui se fait, normalement, tous les deux/trois ans et que je n'avais pas fait depuis 2011, grossesses oblige (ça modifie la fonction rénale et puis, il y a une injection d'iode pour l'examen...).
Le principe de l'examen, c'est une prélèvement d'urine et un prélèvement de sang toutes les heures. 6 prélèvements en tout. Néanmoins, ils ne sont pas si barbares que ça, ils ne piquent pas 6 fois (ouf !) mais ils plantent un petit tube dans le bras et le laissent à demeure pendant la durée de l'examen. Ce qui me fait peur, dans les aiguilles, c'est surtout le fait que ça soit (et que ça reste) dans mon corps... Autant dire que cet examen est une réelle épreuve pour moi.
L'Homme a eu la gentillesse de venir me tenir la main pendant qu'on me mettait en place cet objet intrusif qui me fait particulièrement paniquer. Et finalement, ça c'est bien passé. Mais je vous laisse imaginer l'angoisse dans les quelques minutes avant la mise en place du truc et l'espèce de bouffée de panique quand elle a demandé à L'Homme de sortir... J'ai réussi à prendre sur moi et à dire que non, si elle voulait me piquer, j'avais  besoin qu'il soit là...

Et c'est passé.

***

Quand j'étais plus jeune, et même encore il y a cinq ans quand j'ai rencontré L'Homme, je disais à qui voulait l'entendre que je ne voulais pas d'enfants parce que je ne voulais pas "transmettre". Finalement, les choses ne se passent pas comme prévu et j'ai voulu donner des enfants à L'Homme et fonder une famille avec lui.

Bien sûr, il était au courant du risque. Nous en avions parlé et nous avions décidé que ça ne devait pas nous empêcher de construire une famille, qu'il est possible (très fortement possible) que d'ici 40 ou 50 ans, quand ils seront concernés, un traitement soit en place. C'est d'ailleurs l'une des raisons de ma présence dans ces protocoles.

La Tornade est né. Je ne me suis pas trop posé de questions surtout que mon suivi a été mis entre parenthèses à cause de la grossesse et de l'allaitement puis de la préparation du mariage (je n'avais pas la tête à ça). Je suis tombée enceinte de Cosette... Une sage-femme m'a alors fait des remarques parce que je n'avais pas dépisté mon fils (mon néphro m'a dit que c'était trop tôt...). Ca m'a mise face à cette réalité que je ne voulais pas voir : j'ai peut être transmis cette maladie à mon enfant. Puis Cosette et née et j'ai repris le suivi. J'ai réfléchis sur certaines de mes réactions, sur certaines choses qui me touchent... Et je me suis bien rendue compte de l'importance de cette pathologie dans ma manière de m'être construite. J'ai décidé qu'il fallait que j'en parle à mes enfants même s'ils encore trop jeunes pour vraiment comprendre. L'examen d'aujourd'hui, était l'occasion idéale...

Mais j'ai eu des mots tellement maladroits quand j'ai parlé à La Tornade. Je lui ai dit que "maman a une maladie", j'ai essayé de lui expliquer avec des mots simples. Sans lui dire que son papy aussi l'avait ni, surtout, qu'il risquait de l'avoir aussi. Je voulais juste lui dire que pour l'instant je vais bien mais qu'on surveille... Mais mes mots étaient tellement bancals. J'ai vacillé quand il m'a répondu "moi aussi j'ai une maladie", c'était comme un coup de couteau, je n'ai pas su que répondre. Et il a enchaîné "Cosette aussi elle a une maladie".

Heureusement que L'Homme était pas loin et qu'il a pris la suite, je n'étais plus capable de parler.
Depuis la naissance de Cosette, ça fait plusieurs fois que je me demande comment je réagirais si j'apprends que je leur ai transmis à l'un ou à l'autre, ce cadeau empoisonné. Serais-je encore capable de me regarder dans un miroir ? Serais-je encore capable de les regarder, eux ?
Un jour, j'ai dit à ma mère que je ne voulais pas d'enfant parce que je ne voulais pas transmettre. Elle m'a alors demandé si je pensais qu'ils avaient eu tord, eux, de faire ce choix.
Impossible de dire autre chose que non, je ne serai pas là, sinon... Mais je ne sais pas si je suis capable de surmonter ça, ça serait comme avoir fait du mal à mes enfants en toute conscience, non ?
Je ne sais pas, ça me turlupine... Et je ne saurai pas avant une quinzaine d'année, quand ils seront assez grands pour décider s'ils veulent savoir ou pas.

Mon père, greffé depuis bientôt 20 ans, se porte à merveille, il a une activité professionnelle physique (il est commerçant) et prenante et il tient le coup (bon, ok, il est fatigué, mais il a 60 ans...). Cet exemple devrait me rassurer, non ?
Je suis au courant des avancées des tests cliniques et il y a fort à parier que d'ici 10 ans maximum, un traitement efficace soit commercialisé. Cette perspective devrait me rassurer, non ?
Alors pourquoi est-ce que je n'y arrive pas ?

Mmm...
Voilà une conclusion bien pessimiste...
Mais je travaille à croire en l'avenir, à lui faire confiance.
Et j'espère sincèrement que pour mes enfants ceci ne sera pas une épreuve de plus dans la vie, déjà garnie dans ce domaine, mais juste une formalité, un petit désagrément passager sans incidence.
Je crois en la médecine.
Et j'aime mes enfants.

Créations coutures, les premiers cadeaux

Je vous en ai parlé il y a quelques temps, je me suis mise à la couture. Petit point sur mes dernières créations (moment de fierté !).

Après mes premiers essais plutôt concluants, j'ai voulu tenter des trucs un peu plus compliqués et je me suis lancée dans des chaussons pour Cosette. Je me suis plantée, j'ai démonté un chausson pour le refaire et j'ai refais la même...
Vous voyez le problème ?
 Du coup, j'ai laissé tomber pour les chaussons et je suis passée à autre chose : une tenue complète pour la choupette. Il s'agit d'une salopette, une tenue en une seule pièce avec un petit volant pour faire jupette et plein de dentelle partout. La perspective de la photo rend un peu bizarre, mais je crois que j'ai quand même fait le volant un peu court. C'est du 9 mois, on verra cet été ce que ça donne...
Salopette à volant.
 Avec une chute de tissus piqué chez Loup Anne (la super cousine de L'Homme), j'ai fait une petite trousse de couture, l'occasion d'apprendre à fixer une fermeture éclair et de me rassurer quant à mes capacités créatives.
Petite trousse avec pique aiguilles
 Ceci étant fait, j'ai repris un projet de plus grande envergure en m'attaquant à une tenue de nuit pour La Tornade. J'ai d'abord fait une robe de chambre dans un tissus vraiment très marrant. Je l'aime beaucoup mais il n'a pas l'habitude de porter une robe de chambre donc il ne la porte pas vraiment... Mais bon, c'est pas grave, je suis quand même super fière de moi.
La ceinture, de la couleur de la doublure, n'étais pas encore faite quand j'ai pris la photo
 Après cette robe de chambre, je me suis attaquée au pyjama. Je n'avais pas choisi un tissus pour aller avec mais juste un tissus qui me plaisait bien... Et pourtant, c'est vert !! Moi qui n'aime pas le vert, j'ai surpris mon entourage...
Vous pouvez voir la housse de plan à langer que Loup Anne nous avait offert à la naissance de La Tornade
Ce projet m'a pris pas mal de temps parce qu'il y avait deux pièces donc pas mal de boulot. Mais ce n'est pas la seule raison. Il y a une couture à la main tout du long du bas de la chemise, j'ai donc été moins encline à me mettre à l'ouvrage pendant quelques temps. Puis, une fois le haut terminé, je n'ai pas pu me mettre au bas tout de suite (les voyages de L'Homme me laissent assez peu de temps pour coudre... seule avec deux enfants, c'est prenant !). Et quand je m'y suis remise, enfin, je me suis plantée en coupant les jambes du pantalon, j'avais fait deux jambes identiques... J'ai pris quelques temps de réfléxion et quelques conseils avant de me décider à remplacer la jambe manquante (parce que, bien sûr, je n'avais plus assez de tissus) par une jambe unie verte... Et en fait, ça rend super bien !! La Tornade aime beaucoup ce pyjama et il sait que c'est sa maman qui le lui a fabriqué.

Vous n'imaginez pas comme ça m'a fait plaisir qu'il le trouve beau et encore plus quand, spontanément, il m'a remerciée ! Ce gosse est quand même extra.

Duo de pochettes
 Après ça, j'ai fait une paire de pochettes assorties pour continuer à apprendre des techniques (ici les plis) et je me suis attaquée à mes premiers cadeaux (parce que les vêtements pour mes enfants, ce ne sont pas des cadeaux, c'est pour moi avant tout...).

J'avais trois cadeaux de naissance à faire et je m'y suis donc attelée avec enthousiasme. Tout d'abord, il fallait trouver les idées. Pour le témoin de L'Homme accueillant son cinquième garçon sur six enfants, je ne me voyais pas lui offrir une layette, me disant qu'il ne devait pas manquer. J'ai donc choisi de faire une couverture en patchwork. L'Homme m'a aidée à choisir l'ordre des tissus, il a vraiment un très bon goût en association de couleur, ce n'est pas la première fois qu'il retouche ce que j'ai prévu et que je suis très contente du résultat. Quoi qu'il en soit, elle était vraiment magnifique, cette couverture.

Patchwork turquoise et rouge
 Pour le fils de ma cousine, j'ai tenté une salopette. C'est la même base que celle que j'ai faite pour Cosette, juste pas du tout décorée pareil. Comme j'avais déjà fait le travail de montage une fois, ça a été assez facile et je suis très contente du résultat.
Devant
Derrière
 Et enfin, pour la fille de ma marraine de La Tornade, une superbe robe réversible avec deux panty assortis. Pendant que je la montais, je ne cessais de me dire que j'étais trop jalouse et qu'elle était trop belle. Heureusement, il me reste largement de quoi faire quelque chose pour Cosette. Reste à trouver quoi.
Quand j'avais dit à la maman que je lui faisais une robe pour sa fille, elle m'a dit que c'était une bonne idée comme ça elle pourrait la mettre en tunique plus tard. Partant de cette idée, j'ai donc rallongé les bretelles : sur une robe en 6 mois, j'ai fait des bretelles en 9 mois encore rallongées.
La fleur sur la première face est une poche.


 C'est cette tenue qui fait que cet article n'a pas été écrit plus tôt car j'attendais de l'avoir offerte pour mettre les photos, la maman lisant, je crois, ce blog de temps en temps.

Après cette période "cadeaux de naissance", je me suis attaquée aux préparations du baptême de Cosette, je vous en parlait dans mon dernier article.
Les modèles des pochons du baptême me servent pour ranger du matériel de couture.
 Entre deux pochons, j'ai tout de même réalisé deux tenues pour mes enfants.

Tout d'abord, j'ai sauvé de la poubelle une chemise de L'Homme au col trop élimé. Je suis très fière du résultat et, là encore, La Tornade m'a sincèrement remercié et j'ai été très touchée.
Ravi de porter la chemise de son père il prend docilement la pose pour la photo
Et j'ai aussi fait pour Cosette une culotte bouffante en voile de coton (une chute donnée, encore, par Loup Anne) c'est à dire dans un tissus très fin. Il fait un peu froid en ce moment mais je trouve que c'est très sympa et j'adore le tissus que j'ai trouvé pour les parmentures, faut que je trouve quelque chose à faire avec ce qu'il m'en reste.

Dur dur, d'avoir une photo à la fois sans son visage et nette !
 Et là, je prends un risque en continuant à vous montrer mes créations puisque ce sont des cadeaux pas encore offerts qui vont suivre.

Pour la fête des mères, j'ai confectionné un sac pour ma maman. J'ai choisi les tissus avec elle mais je savais que je voulais mettre de la toile de jouy parce qu'elle adore ça. Le modèle était avec du Liberty mais je trouve que c'est magnifique comme ça. J'espère qu'elle l'utilisera... et qu'il tiendra !
Sac à bandoulière réglable avec rabat et bouton aimanté.
 Et la dernière création du jour, une petite trousse (facile à faire) pour mon ancienne apprentie qui fête son anniversaire fin juin. Elle a choisi le modèle et le tissus extérieur (ramené du Japon par L'Homme, il faut bien que ses déplacements aient du bon...).
 
Boutons en nacre
Doublure en popeline rouge pour contraster
Et après ?

Pour la fête des père (qui tombe à peu de choses près en même temps que l'anniversaire de mon père), je prévois un t-shirt simple... Mais ça sera la première fois que je ferai du jersey... Faut que j'achète les aiguilles qui vont bien, d'ailleurs.

Les nièces de L'Homme ont leurs anniversaires en juillet (4 ans et 1 ans), j'ai prévu de leur faire une tenue identique.

Une amie vient d'accoucher et une autre devrait le faire d'ici début juillet... Je réfléchis aux cadeaux de naissances.

Et peut être vais-je enfin me lancer pour faire un truc pour moi...